Perpignan · projet à co-construire

Une maison pour être accueilli, contribuer et agir ensemble.

Casa Caritas transforme progressivement l’accueil en relation, la relation en contribution, puis la contribution en pouvoir d’agir et en transformation du territoire.

Document de travail · Les activités présentées sont des hypothèses à tester avec les personnes, les bénévoles et les partenaires.

Plan de la présentation

Le fil de la restitution en 11 étapes.

Le propos avance du diagnostic territorial à la décision collective : comprendre, construire une réponse cohérente, organiser sa mise en œuvre, puis partager les résultats et les suites.

Chaque étape est accessible directement depuis ce sommaire et le menu.

01 · Le territoire en faits

Pourquoi agir ici, maintenant ?

La pauvreté est forte, mais le diagnostic ne s’arrête pas aux fragilités : il cherche aussi les talents, les solidarités et les ressources déjà présentes.

Un diagnostic à double entrée

Voir les difficultés. Révéler les capacités.

La Casa ne part ni d’un programme déjà écrit, ni d’une vision déficitaire des personnes. Elle croise besoins exprimés, ressources mobilisables et compréhension précise de l’écosystème.

01

Besoins et ruptures

Non-recours, isolement, barrières de langue et du numérique, fragilités scolaires, tensions liées au logement et parcours morcelés.

De quoi les personnes disent-elles avoir besoin ?
02

Ressources et talents

Langues, cuisine, musique, artisanat, expérience vécue, entraide, réseaux de voisinage et envie de transmettre : le diagnostic part aussi de ce qui est déjà là.

Que savons-nous faire, partager et décider ensemble ?
03

Écosystème local

Cartographier les associations, institutions, habitants et équipements ; comprendre leur rôle, leurs résultats, les doublons et les angles morts.

Qui fait quoi, avec quel effet, et où la Casa apporte-t-elle un plus ?

Question d’ouverture

« De quoi avez-vous besoin ? Que savez-vous faire ? Que voulez-vous transmettre ? »

Cette grille simple rend visibles les langues, compétences, solidarités, relations et envies d’agir. Elle ouvre la voie à une programmation réellement co-construite.

02 · Arbre à problèmes

Le problème n’est pas l’absence d’activités.

Une maison peut être très active sans produire de transformation. L’enjeu est de passer d’une addition de services, d’ateliers et de financements à un projet social commun où chaque activité renforce l’accueil, la mixité, la participation et le pouvoir d’agir.

E1Isolement, non-recours et ruptures de parcours
E2Perte de confiance et sentiment d’être assisté
E3Talents et savoir-faire invisibilisés
E4Faible mixité et maintien des préjugés
E5Essoufflement des équipes et impact collectif limité
Problème central

Des réponses utiles existent, mais elles ne permettent pas toujours aux personnes de retrouver simultanément des droits, des relations, la reconnaissance de leurs capacités et un réel pouvoir de décision.

Le problème n’est pas seulement le manque d’aide : c’est la difficulté à transformer l’aide ponctuelle en relations durables, en reconnaissance et en pouvoir d’agir.
C1

Précarités cumulées

Revenus, logement, alimentation, langue, numérique, santé, mobilité ou isolement se combinent et fragilisent l’ensemble du parcours.

Difficultés interdépendantes · démarches complexes · ruptures successives
C2

Isolement et assignation sociale

Les personnes risquent d’être réduites à un statut — pauvre, migrante, bénéficiaire — tandis que leurs talents et leurs aspirations deviennent invisibles.

Honte · perte de confiance · relations asymétriques · faible mixité
C3

Réponses territoriales fragmentées

Les acteurs sont nombreux et utiles, mais les personnes circulent encore entre des dispositifs, des catégories de publics et des interlocuteurs distincts.

Réponses en silos · orientations successives · faible continuité
C4

Activités insuffisamment reliées

Une maison peut proposer des actions utiles sans disposer encore d’un parcours commun, d’une gouvernance partagée ni d’une finalité lisible par tous.

Juxtaposition possible · participation limitée · impact collectif peu objectivé

03 · La réponse proposée

Trois transformations. Un même projet de fraternité.

La plus-value du SCCF n’est pas d’ajouter un opérateur social ou culturel. Elle est de relier l’accueil individuel, la rencontre, l’action collective et le plaidoyer, en agissant avec les personnes et non à leur place.

01 · Pour les personnes

Retrouver une place active

Sécuriser des droits, recréer des relations, reprendre confiance et pouvoir initier ou transmettre.

02 · Pour la maison

Faire circuler les rôles

Passer d’une séparation entre aidants et aidés à des responsabilités réellement partagées.

03 · Pour le territoire

Relier et transformer

Coopérer entre acteurs, documenter le non-recours et nourrir le plaidoyer sur les causes de la pauvreté.

La spécificité SCCF

Un parcours commun, pas une juxtaposition d’activités.

Une personne peut entrer pour la boutique, revenir prendre un café, découvrir un droit, proposer une recette, accueillir à son tour puis participer au conseil de la maison. Ce chemin n’est ni obligatoire ni linéaire : la Casa rend simplement cette évolution possible.

Être accueilli
Être écouté
Accéder à ses droits
Créer des relations
Contribuer
Décider
Agir collectivement

L’architecture du projet

Quatre fonctions donnent sa cohérence à la maison.

A

Accueillir

Écouter, orienter et sécuriser.

Café, boutique, permanence, accès aux droits et orientation accompagnée vers le bon partenaire.

R

Relier

Rompre l’isolement et créer de la réciprocité.

Cuisine, repas, rencontres, sorties et événements ouverts qui font venir des publics différents.

D

Développer les capacités

Révéler les talents et rendre possible la transmission.

Français, numérique, couture, création, accompagnement scolaire et passage progressif vers la co-animation.

A

Agir

Décider ensemble et transformer le territoire.

Conseil de Casa, groupes-projets, initiatives collectives, médias et plaidoyer nourri par l’expérience vécue.

Des activités aux changements

Chaque proposition doit remplir une fonction sociale.

La radio, les repas ou les expositions ne sont pas des fins en soi. Leur intérêt tient à la manière dont elles attirent, font coopérer, déplacent les rôles et produisent une parole collective.

Porte d’entréeCe qui attireMéthode SCCFChangement recherché
Accueil & orientationUne porte ouverte, identifiable et rassuranteÉcoute fraternelle et orientation accompagnée, sans mauvaise porteRompre l’isolement, réduire le non-recours et restaurer la confiance
Français, CLAS & numériqueDes réponses concrètes aux obstacles du quotidienApprendre avec les personnes, les parents, les écoles et les partenairesDévelopper l’autonomie et la capacité à prendre part
Boutique, épicerie & halte gourmandeFaire ses courses, prendre un café ou déjeuner sans être assigné à un statutProduits frais locaux, dons et invendus ; accueil digne ; personnes accueillies co-organisatricesFaire d’une aide matérielle un espace de rencontre, d’autonomie et d’engagement
Cuisine, musique & savoir-faireLe plaisir, la convivialité et la curiosité culturelleLes personnes deviennent hôtes, transmettrices et organisatricesDéplacer les rôles, reconnaître les talents et créer de la réciprocité
Art & expositionsUne programmation ouverte à toute la villeFaire travailler ensemble artistes reconnus, autodidactes et habitantsSuspendre les codes de classe, partager la légitimité culturelle et produire de la mixité
Radio, vidéo & témoignagesDes formats où les jeunes peuvent créer et s’engagerCo-écriture, consentement, écoles partenaires et accompagnement SCCFPasser d’une parole sur les personnes à une parole portée par elles ; nourrir le plaidoyer
Formation intergénérationnelleDes engagements souples, utiles et apprenantsTransmission réciproque entre bénévoles expérimentés, jeunes et personnes concernéesRenouveler le réseau, préserver les savoirs et partager les responsabilités

Une méthode transversale

Chaque action devient l’occasion de tisser un réseau de solidarité.

La Casa ne cherche pas seulement des moyens pour réaliser un atelier. Elle invite le territoire à y prendre part : personnes accueillies, habitants, entreprises, artisans, écoles, associations et institutions apportent des ressources, des compétences ou des relais, puis se retrouvent lors de la restitution.

Besoin expriméPartenaires repérésDons & compétencesRéalisation partagéeRestitution ouverteNouvel engagement

Menuiserie

À mobiliser
Bois, peinture, outils, conseils techniques
Alliés possibles
Menuisiers, négoces, artisans, ressourceries, lycées professionnels
Restitution
Petits meubles utiles, démonstration et exposition publique

Cuisine

À mobiliser
Produits, matériel, recettes, logistique et normes
Alliés possibles
Producteurs, marchés, commerces, restaurateurs, centres de formation
Restitution
Repas partagé, carnet de recettes et rencontre interculturelle

Couture

À mobiliser
Tissus, machines, mercerie et savoir-faire
Alliés possibles
Boutiques, ateliers, costumiers, écoles, habitants
Restitution
Objets réparés ou créés, défilé et atelier ouvert

Radio & vidéo

À mobiliser
Matériel, compétences, diffusion et accompagnement
Alliés possibles
Écoles audiovisuelles, médias, journalistes, collectivités
Restitution
Émission ou projection, témoignages consentis et plaidoyer

Un point d’appui déjà présent

De la boutique à une organisation locale de solidarité alimentaire.

La boutique et l’épicerie solidaires existantes deviennent la première marche d’un parcours : on peut venir pour un besoin, rester autour d’un café, cuisiner, transmettre un savoir-faire, rencontrer d’autres habitants puis prendre part au projet.

01Entrer dignement

Boutique & épicerie

Consolider l’existant : vêtements, objets et alimentation selon l’offre actuelle ; produits frais en circuit court et accueil réconfortant.

02Rester et rencontrer

Halte gourmande

Tester un café-cantine léger : boissons, soupes, tartines ou plats de saison, sur place et éventuellement à emporter.

03Faire et transmettre

Cuisine partagée

Transformer ensemble produits locaux, dons et invendus ; transmettre recettes, gestes, langues et savoir-faire.

04Coopérer sur le territoire

Solidarité alimentaire

Relier producteurs, commerces, donateurs et associations ; organiser paniers, collecte, anti-gaspillage et orientation.

Le modèle à tester

Trois flux. Une même exigence de dignité.

01Circuits courts

Achats auprès de producteurs locaux à un prix juste.

02Dons & invendus

Collecte conventionnée, tri, traçabilité et anti-gaspillage.

03Participation solidaire

Tarif accessible ou suspendu, à valider juridiquement et économiquement.

Médias & plaidoyer

Raconter avec, jamais à la place.

Une web-radio et des mini-documentaires conçus avec des écoles d’audiovisuel donnent à voir les initiatives et nourrissent le plaidoyer. Témoignages strictement volontaires, consentement réitérable, droit au retrait et accompagnement SCCF.

Cuisine & cultures

La mixité par le plaisir de faire ensemble.

Spécialités des pays d’origine, repas, musiques, arts et savoir-faire attirent un public large et reconnaissent les talents. Vente à emporter et partage des ventes d’art uniquement après étude juridique, sanitaire, fiscale et éthique.

Apprendre & transmettre

Des savoirs qui circulent dans les deux sens.

Français, conversation, numérique, CLAS et ateliers intergénérationnels. Les bénévoles expérimentés transmettent ; les jeunes apportent médias, nouveaux usages et formes d’engagement plus souples.

04 · Théorie du changement

Si la Casa relie les ressources, alors les places changent.

L’hypothèse centrale : ce ne sont pas les activités seules qui transforment. C’est leur mise en œuvre selon une même méthode — accueil inconditionnel, réciprocité, décloisonnement, participation et action collective — qui agit sur les parcours, les relations et le territoire.

1

Ressources

200 m², dix pièces, personnes concernées, bénévoles, partenaires, écoles, réseaux SCCF et coopération catalane.

2

Méthode SCCF

Accueil inconditionnel, faire avec, réciprocité, mixité, participation aux décisions et alliances territoriales.

3

Activités reliées

Chaque atelier relie personnes, bénévoles, entreprises, associations, écoles et collectivités jusqu’à une restitution ouverte.

4

Changements

Liens renforcés, droits mieux mobilisés, compétences reconnues, engagement renouvelé et parole publique plus audible.

5

Impact

À Perpignan, les personnes en précarité prennent une place digne, active et reconnue dans une société locale plus fraternelle.

Conditions de réussite

  • Participation réelle aux décisions, pas simple consultation
  • Accueil et accompagnement des bénévoles
  • Partenariats lisibles et orientations suivies
  • Cadre éthique, juridique et sanitaire sécurisé
  • Temps professionnel et financements stabilisés

Ce que l’on doit vérifier

  • La maison est-elle accessible et adaptée aux usages ?
  • Les personnes souhaitent-elles réellement ces activités ?
  • Quels acteurs sont déjà légitimes et efficaces ?
  • Quel modèle CAF correspond au projet social réel ?
  • Quelles orientations SCCF ont succédé aux textes publics ?

05 · Complémentarité territoriale

La Casa n’est pas un guichet universel.

Elle choisit sa place en fonction de la mission SCCF, des compétences disponibles et de l’impact déjà produit par les acteurs locaux. Sa plus-value se situe dans les liens qu’elle crée entre les personnes et les réponses, pas dans la reproduction de services déjà assurés ailleurs.

Porter

Le cœur SCCF

Accueil inconditionnel, relation fraternelle, reconnaissance des capacités, participation, action collective, mobilisation bénévole et plaidoyer.

Co-construire

Avec les partenaires

Français, CLAS, parentalité, numérique, cuisine, culture, médias, formation et événements ouverts.

Relayer

Vers les spécialistes

Logement, hébergement d’urgence, santé, droit et emploi : accueillir, informer et accompagner vers le bon professionnel.

Boussole de décision

Avant chaque nouvelle action, huit questions.

  1. Répond-elle à un besoin exprimé et documenté ?
  2. Valorise-t-elle les capacités des personnes ?
  3. Renforce-t-elle la rencontre et le pouvoir d’agir ?
  4. Est-elle cohérente avec les valeurs et missions du SCCF ?
  5. Complète-t-elle l’existant sans faire doublon ?
  6. Avons-nous les compétences, les moyens et le cadre légal ?
  7. Quels acteurs du territoire peut-elle mettre en mouvement ?
  8. Comment saurons-nous si elle produit un changement ?

06 · La cohérence de mon parcours

Je ne change pas de méthode. Je change d’échelle, de cadre et de finalité.

Ce qui m’attire dans ce poste n’est pas simplement de passer de la culture au social. C’est de mettre mes compétences de direction, d’ingénierie de projet et d’animation territoriale au service d’une organisation capable de relier l’action concrète, la participation, les réseaux, l’évaluation et le plaidoyer.

À La FricheAu sein du SCCF

Concevoir une programmation comme un écosystème, et non comme une succession d’expositions ou de résidences.

Inscrire chaque action locale dans un projet de délégation et une stratégie globale de transformation.

Faire travailler ensemble artistes reconnus, émergents et autodidactes ; déplacer les codes et les légitimités.

Agir avec les personnes concernées, bénévoles et partenaires ; reconnaître les savoirs vécus et partager la capacité d’agir.

Construire la mixité des publics, les partenariats, les moyens économiques et l’ancrage territorial.

Animer un réseau de solidarité, coordonner des alliances et articuler moyens humains, financiers et techniques.

Utiliser l’art, les médias et la rencontre pour transformer les représentations et la place du lieu dans la ville.

Relier l’accompagnement, l’action collective, l’observation des réalités et le plaidoyer sur les causes de la pauvreté.

Ce que j’apporte

Une expérience de construction systémique.

  • Direction et structuration d’un lieu complexe
  • Ingénierie, financements et conduite de projets
  • Animation de partenariats et développement territorial
  • Culture de l’image, des médias et de la communication
  • Décloisonnement des pratiques et des publics
  • Capacité à faire émerger une équipe autonome

Ce que le SCCF rend possible

Davantage de portée, de méthode et d’impact.

  • Un socle de valeurs et une doctrine d’intervention
  • Un réseau de bénévoles, de salariés et de partenaires
  • Des moyens humains, financiers et techniques structurés
  • Une capacité d’observation et d’évaluation nationale
  • Une force de plaidoyer et un réseau Caritas international
  • Un cadre pour relier le local aux causes structurelles
Formulation pour l’entretien

« Ce qui me passionne dans ce poste, c’est la possibilité d’inscrire chaque action locale dans une stratégie globale de transformation. C’est déjà de cette manière que j’avais conçu La Friche : non comme une succession d’activités, mais comme un écosystème dans lequel programmation, mixité, décloisonnement, partenariats et développement territorial se renforçaient mutuellement. Je souhaite aujourd’hui transférer cette manière de concevoir et de conduire les projets vers un champ plus large, au sein d’une organisation capable de lui donner davantage de portée et d’impact. »

07 · Mise en œuvre progressive

Douze mois pour écouter, tester, déployer et apprendre.

Les actions existantes et utiles continuent pendant le diagnostic. La première année privilégie quelques expérimentations cohérentes plutôt qu’une accumulation d’activités nouvelles.

1
Mois 1–2

Écouter et cartographier

Diagnostic partagé, histoire et usages de la maison, cartographie des acteurs, audit de la boutique et entretiens avec personnes accueillies, bénévoles et partenaires.

Preuve de passage : Un diagnostic discuté, des ressources repérées et des priorités partagées.
2
Mois 3–4

Co-construire et expérimenter

Conserver les actions utiles, tester deux ou trois propositions légères, fixer les règles de participation et installer une gouvernance provisoire.

Preuve de passage : Trois prototypes évalués avec leurs participants et un premier conseil de Casa.
3
Mois 5–9

Déployer le parcours

Faire de la boutique un seuil relationnel, structurer l’accueil et les orientations, ouvrir les groupes-projets et formaliser quelques partenariats prioritaires.

Preuve de passage : Des usages réguliers, des orientations suivies et des personnes concernées qui co-animent.
4
Mois 10–12

Évaluer et ajuster

Mesurer les changements, consolider le modèle, répartir les responsabilités et transformer les situations récurrentes en apprentissages et contributions au plaidoyer.

Preuve de passage : Un bilan partagé, une feuille de route à deux ans et des premiers enseignements utiles à la délégation.

Agrément CAF

Une perspective crédible, pas une promesse.

Un agrément « espace de vie sociale » ou « centre social » peut être cohérent si le projet devient global, familial, intergénérationnel, participatif et partenarial. Dès la première année : pré-diagnostic avec la CAF 66. La décision appartient à la CAF et dépendra du diagnostic, des qualifications, de la gouvernance, du financement et du projet social.

08 · Gouverner et apprendre

Partager la parole sans diluer la responsabilité.

Le SCCF garantit le cadre. Les personnes concernées, bénévoles et partenaires participent à la conception, au suivi et à l’amélioration du lieu.

Écouter
Expérimenter
Décider ensemble
Évaluer
Ajuster
Chaque mois

Conseil de Casa

Personnes concernées et bénévoles examinent usages, règles de vie, programmation, apprentissages et priorités.

Chaque trimestre

Comité de pilotage

Personnes concernées, bénévoles, salariés, délégation et partenaires suivent les moyens, les risques et la cohérence SCCF.

En continu

Groupes-projets

Des équipes mixtes testent cuisine, français, média, culture, CLAS ou bénévolat, puis rendent compte de ce qui fonctionne.

Tableau de bord utile

Mesurer des changements, pas seulement des présences.

Réalisations

Droits ouverts, démarches menées à terme, orientations abouties, bénévoles formés et partenaires actifs.

Effets

Liens créés, retours réguliers, compétences reconnues, personnes co-animatrices et décisions réellement partagées.

Impact

Pouvoir d’agir, place dans la cité, évolution des pratiques partenariales et décisions influencées.

Trois manières de rendre compte

Les chiffres disent ce qui a été fait. Les récits montrent ce qui a changé.

01

Les faits

Personnes impliquées, ateliers réalisés, droits ouverts, partenariats noués et projets initiés.

02

Les transformations vécues

Relations créées, confiance retrouvée, personnes devenues contributrices ou animatrices et pratiques bénévoles transformées.

03

Les enseignements & les suites

Réussites, difficultés, besoins non couverts et décisions proposées pour l’année suivante.

Une restitution réellement participative

Présentée avec les personnes, jamais seulement sur elles.

Les personnes concernées choisissent les images, présentent des ateliers, accueillent le public, animent une séquence ou prennent part à la conclusion. Elles restent libres de ne pas s’exposer.

  • Choix partagé des images et témoignages diffusés
  • Consentement explicite et possibilité de retrait
  • Témoignage anonyme ou uniquement par la voix
  • Préparation en amont et prises de parole accessibles
  • Traduction ou médiation linguistique si nécessaire
Phrase forte à l’oral

« La restitution ne serait pas seulement un moment où l’on présente ce qui a été fait aux personnes : elle serait préparée et vécue avec elles. Elle donnerait à voir, le temps d’une journée, la maison fraternelle que Casa Caritas cherche à construire tout au long de l’année. »

10 · Conclusion

Casa Oberta — une maison où chacun peut retrouver une place.

La réussite de Casa Caritas ne se mesurera pas seulement au nombre de personnes aidées, mais au nombre de personnes qui y auront retrouvé une place, une capacité de contribution et la possibilité d’agir avec les autres.

Vérifier les références
1

Accueillir sans condition

2

Reconnaître les capacités et les talents

3

Relier les personnes et les ressources du territoire

4

Partager les décisions et les responsabilités

5

Transformer les expériences en parole collective

11 · Bibliothèque de preuves

Les sources derrière la proposition.

Chaque fiche indique ce que la référence permet d’étayer et le repère utilisable dans une restitution orale. Les formulations ci-dessous sont des synthèses, pas des citations littérales.

01

Diagnostic de territoire

Les données qui objectivent les vulnérabilités sans résumer Perpignan à ses difficultés.

Insee · données 2023

Comparateur de territoires — Perpignan

Ce que cela étaye

L’intensité et la multidimensionnalité de la précarité à l’échelle communale.

121 616 habitants ; pauvreté 36 % ; chômage au sens du recensement 22,5 % ; niveau de vie médian 19 110 € ; logements vacants 14,6 %.
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ANCT · SIG Ville

Portrait du QPV Centre Ancien

Ce que cela étaye

Le besoin d’une action de proximité, jeunesse, famille et insertion.

7 424 habitants ; pauvreté 55 % ; 42,3 % des 16–25 ans ni scolarisés ni en emploi ; 44,4 % de familles monoparentales.
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Insee · analyse régionale

Les QPV d’Occitanie

Ce que cela étaye

La concentration territoriale de la pauvreté et la nécessité d’aller-vers.

À Perpignan, Champs de Mars atteint 73 % de pauvreté ; Bas-Vernet, Rois de Majorque et Champs de Mars figurent parmi les QPV les plus pauvres de France métropolitaine.
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Ville de Perpignan · signé le 24 mai 2024

Contrat de ville 2024–2030

Ce que cela étaye

L’intérêt d’une Casa complémentaire des priorités locales et reliée aux quartiers.

Des priorités par quartier, co-construites avec habitants, associations et acteurs économiques : logement, jeunesse, vie quotidienne et structuration associative.
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Département des Pyrénées-Orientales

PDALHPD 2024–2030

Ce que cela étaye

Pourquoi la Casa doit accueillir et orienter, sans se substituer aux spécialistes du logement.

Renforcer l’accueil, l’hébergement d’urgence et d’insertion, diversifier les solutions de logement et mieux coordonner les acteurs.
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CREAI-ORS Occitanie · données antérieures à actualiser

Profil santé de Perpignan

Ce que cela étaye

La nécessité d’un accueil attentif, intergénérationnel et relié aux acteurs de santé.

Des indicateurs d’accès aux soins et de santé mentale défavorables, ainsi qu’un isolement important des personnes âgées.
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02

Cohérence avec le Secours Catholique

Les textes qui fondent la fraternité, la participation, le pouvoir d’agir et le travail en partenariat.

Secours Catholique

Nos actions — Délégation Aude Roussillon

Ce que cela étaye

L’alignement du tiers-lieu avec la logique de présence, de rencontre et de changement social.

Vivre la fraternité à partir des talents, lutter avec les habitants et partenaires, développer l’action collective et permettre l’engagement.
Consulter la source
Secours Catholique · Délégation Aude Roussillon

L’épicerie solidaire de Perpignan

Ce que cela étaye

Le volet alimentaire prolonge une ressource SCCF existante ; il ne part pas de zéro.

La délégation présente à Perpignan son épicerie solidaire, fondée sur des produits frais en circuit court et éco-solidaire, associée à un accueil réconfortant.
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Secours Catholique–Caritas France

Boutiques solidaires

Ce que cela étaye

La boutique peut devenir une porte d’entrée vers la rencontre et la participation.

Les boutiques solidaires sont des lieux où donner, acheter à petit prix et s’engager, au-delà de la seule transaction.
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Secours Catholique · Perpignan

Maison des fraternités des Romarins

Ce que cela étaye

L’existence d’expériences locales sur lesquelles capitaliser plutôt que repartir de zéro.

Art, expression, photographie, yoga, musique, pâtisserie et cuisines du monde ont déjà servi de supports de rencontre.
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Secours Catholique–Caritas France

Rapport d’activité 2024

Ce que cela étaye

Le passage recherché de personne accueillie à contributrice et co-décideuse.

Formaliser la participation, valoriser l’expérience des personnes en précarité et renforcer leur pouvoir d’agir : tous acteurs.
Consulter la source
Secours Catholique–Caritas France · archive publique

Projet national 2016–2025

Ce que cela étaye

Le socle historique du projet ; les orientations nationales qui lui succèdent doivent être vérifiées en interne.

Agir avec les personnes, renforcer leur capacité à agir et transformer la société par la fraternité.
Consulter la source
03

Solidarité alimentaire : cadre de mise en œuvre

Les garde-fous pour associer convivialité, dignité, bénévolat et sécurité alimentaire.

Ministère de l’Agriculture

Aide alimentaire et dons

Ce que cela étaye

La nécessité de protocoles, de traçabilité et de compétences avant de cuisiner ou redistribuer.

Les dons alimentaires impliquent le respect des règles d’hygiène et de sécurité, notamment la conservation et la chaîne du froid.
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Service-Public.fr

Frais engagés par les bénévoles

Ce que cela étaye

Pourquoi un panier ne doit pas être présenté comme la contrepartie obligatoire d’une journée de bénévolat.

Le bénévolat est libre et sans contrepartie financière ou en nature ; seuls les frais réels et justifiés peuvent être remboursés.
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04

Cadres CAF mobilisables

Des leviers possibles, jamais automatiques : chacun suppose un diagnostic, un projet, des compétences et un dialogue avec la CAF des Pyrénées-Orientales.

Cnaf

Animation de la vie sociale — circulaire 2025

Ce que cela étaye

La cohérence potentielle de la Casa avec l’AVS et les exigences d’un futur agrément.

Un espace de vie sociale ou un centre social porte un projet global de proximité ; il ne se réduit ni à une activité unique ni à une ouverture saisonnière.
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Cnaf

Contrat local d’accompagnement à la scolarité

Ce que cela étaye

Les conditions pour transformer le « soutien scolaire » en projet éducatif et parental partenarial.

Le CLAS s’adresse du CP au lycée, associe enfants, parents et école, et ne remplace ni l’école ni l’aide aux devoirs isolée.
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CAF des Pyrénées-Orientales · 2021–2026

Schéma départemental des services aux familles

Ce que cela étaye

L’intérêt d’un axe familles, parentalité et accompagnement à la scolarité.

Le schéma documente le poids de la monoparentalité et la vulnérabilité économique des familles dans le département.
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05

Tiers-lieux et ouverture européenne

Les références pour organiser la mixité, l’accueil inconditionnel et la transmission entre générations de bénévoles.

Groupement d’intérêt public

France Tiers-Lieux

Ce que cela étaye

Le positionnement de la Casa comme espace de coopération, pas comme catalogue d’activités.

Les tiers-lieux apportent des réponses locales à des défis sociaux, économiques et écologiques en réunissant citoyens, associations et acteurs publics.
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Observatoire France Tiers-Lieux

Architecture et accueil inconditionnel

Ce que cela étaye

Pourquoi l’aménagement des dix pièces doit être conçu avec les futurs usagers.

Les choix d’espace, d’entrée et d’usage influencent l’accueil, la mixité et la possibilité de prendre part au lieu.
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Agence Erasmus+ France · appel 2026

Partenariats à petite échelle — KA210 ADU

Ce que cela étaye

La faisabilité d’un projet « Passer le relais » avec les partenaires catalans, après consolidation locale.

Au moins deux organisations de deux pays, sur 6 à 24 mois, avec des forfaits de 30 000 € ou 60 000 € et une priorité à l’inclusion.
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